A quel moment les choses basculent, quelle est la nature de cet instant ou rien n’est figé, comment matérialiser ce seuil ?
Tenter de donner forme à ces questions avec des images mais aussi avec des gestes, des glissements, des déplacements, des sons, utiliser la photographie, la vidéo, le dessin en conciliant variété des moyens et souci constant de simplicité formelle.
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« frottements, respirations, glissements; le souffle de la lumière effleure chaque plan et ébauche une sculpture plate, mouvante et équivoque»
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panneaux de bois, trétaux, projection vidéo
«gestes recommencés, chutes, glissements, déplacements, la caméra a été cadrée sur un panneau dressé, le film est ensuite projeté à l’emplacement précis de l’action sur les mêmes matériaux»
photographie
« deux plans dans une même image, seulement deux plans, en extérieur, avec suffisamment de distance entre ces deux murs pour y habiter»
crayon sur papier
... retrouver le crissement de l’outil sur le papier, l'imprévisible du tracé, le besoin aussi de frotter, de gratter, de plier, de déchirer.
Pour ce dessin, j’ai pris une feuille et l’ai pliée en deux. Je l’ai ensuite dépliée et fixée au mur. Dans la partie haute j’ai dessiné rageusement et avec conviction, la poussière du crayon tombait en pluie sur le pli de la feuille. J’ai fait ensuite pivoter l’ensemble et j’ai recommencé les mêmes gestes dans la partie opposée. Le dessin obtenu est la trace de cet instant, seule la partie centrale de la feuille est conservé. Le contenu du dessin, son expression, sa matérialité dans ce contexte n’est pas le propos.
photographies
« le bas d’une porte en verre, prendre une image depuis l’extérieur puis une autre depuis l’intérieur"